Vendredi 9 décembre 2016 matin

9:00 L’agroécologie et l’alimentation solidaire en Belgique et dans le monde
  • Marjolein Visser : L’agroécologie, un exercice en eaux troubles. (Pr. Ecole interfacultaire de bio-ingénieurs ULB).
    La nourriture doit venir de quelque part. Derrière ce "quelque part", il y a des agriculteurs qui gèrent des terres arables et des pâturages gagnés sur la nature. Leur travail crée un agroécosystème particulier qui alimente la cité. Mais ce travail agricole semble aujourd’hui infernal, il est sous-payé et peu compatible avec les attentes d’une vie citadine, quelles que soient les technologies agricoles employées. Cette même cité, qui aime caresser la nature par ailleurs, engendre un exode sans précédent depuis ce "quelque part" pourvoyeur de nourriture. Quelle nourriture voulons-nous ? Quel contrat proposons-nous alors à ceux qui continuent à travailler la terre ? Et que sommes-nous prêts à abandonner pour que ce contrat fonctionne ? L’agroécologie nagera en eaux troubles tant que toutes ces questions fondamentales resteront en suspens.
  • Kees Steendijk : Qu’est-ce qu’un agriculteur conventionnel doit désapprendre pour produire différemment.
    Il est très difficile de faire un passage d’un système basé sur une utilisation importante d’intrants chimiques à un système dans lequel ceux-ci sont exclus au maximum. Le mode de réflexion doit être entièrement modifié, c’est un bouleversement que Kees connait bien.
  • Isabelle Martin  : Symphonie pastorale en Ardenne : plus qu’un métier , un choix de vie. (Élevage bio en Blondes d’Aquitaine à Rossart - Fugéa )|
11:20 15 initiatives d’agroécologie et alimentation solidaire inspirantes
  • Paysans Artisans : Une coopérative de petits producteurs et de consommateurs qui, ensemble, font mouvement pour un autre modèle. Des producteurs pour qui il est important d’atteindre un certain volume de vente. Des consommateurs qui refusent ce que propose la grande distribution. Paysans-Artisans a un territoire définit : pas d’ambitions territoriales, mais cherche à partager ses outils en faisant de la dissémination d’idées et de méthodes ... à découvrir ! (Thérèse-Marie Bouchat et Bertrand Delvaux)
  • Les compagnons de la terre : Une coopérative liégeoise de production agroécologique innovante, durable et porteuse de sens. Venez découvrir comment est-elle arrivée à soutenir l’autonomisation et l’écologisation de l’agriculture traditionnelle, favoriser l’accès des nouveaux producteurs à la terre, aux savoirs et savoir-faire agricoles et construire une souveraineté alimentaire locale et solidaire tout en créant de nouveaux emplois.
  • Collège Notre-Dame de Basse-Wavre & les cuisines collectives Toujours soucieux de la qualité de notre restauration scolaire, nous évoluons à petits pas dans une démarche environnementale et durable. Nous nous efforçons, en tenant compte à la fois des préoccupations diététiques et du goût des enfants, de proposer des repas sains et équilibrés, composés tous les jours d’un potage et de légumes bio. (Bernard Goedseels)
  • Stratégie Good Food : En décembre 2015 , le gouvernement bruxellois a voté la stratégie Good Food. Cette politique publique volontariste, lancée et portée par la Région de Bruxelles-Capitale pour une durée de cinq ans (2016-2020), vise à placer l’alimentation au cœur de la dynamique urbaine, en l’abordant dans toutes ses dimensions, économiques, sociales et environnementales. Cette politique soutient de nombreuses initiatives de terrain (100 actions prévues sur 5 ans), existantes et à venir. Elle vise à « mieux produire », (cultiver et transformer localement des aliments sains et respectueux de l’environnement) et « bien manger » en rendant accessible à tous une alimentation de qualité.
  • Bio van bij ons : est une marque d’agriculteurs biologiques lancés par quatre agriculteurs qui veulent assurer un lien direct entre l’agriculteur biologique et le produit. Ils veulent attirer dans ce projet de plus en plus de producteurs afin d’accroître l’efficacité d’offrir de plus en plus de produits et de travailler ensemble dans un réseau régional. Les mots clés sont : Bio, régionale (belge), petits transformateurs locaux avec des ateliers protégés, et l’utilisation des produits issus du commerce équitable.
  • Abdijboerderij : Abdijboerderij est une ferme biologique autonome qui démarre à Louvain. Elle prévoit de fonctionner à pleine capacité en 2018 pour répondre à la demande grandissante d’aliments frais, de qualité et local dans la ville de Louvain. La ferme ouverte impliquera non seulement des consommateurs dans la production alimentaire, mais elle aura aussi une fonction éducative au travers de l’association « De Doeboerderij » (devenir paysans) et l’association « Landwijzer » (accès à la terre). L’emploi social sera assuré par l’association « De Wikke » qui a été actif sur le site et une épicerie est aussi prévue. (Brecht Goyssey)
  • La vie est Belle La Vie est Belle est une entreprise de burger végétarien qui cherche à réduire son empreinte environnementale en travaillant avec des produits locaux au travers de chaînes courtes. Les ingrédients proviennent de producteurs belges (quinoa, graines de chanvre, …). La société valorise le travail manuel et choisit délibérément d’employer des personnes ayant moins d’opportunités sur le marché du travail. (Stefaan Deraeve)
  • Voedsel Anders (belgique) : le mouvement flamand pour l’agroécologie, un réseau de nombreuses organisations pour la souveraineté alimentaire, la production alimentaire équitable, sociale et responsable. (Esmeralda Borgo)
  • Graine de vie : Une coopérative qui s’inspire de la permaculture et de la bio-dynamie en expérimentant un modèle de micro fermes. Initialement, un potager destiné à rétablir les liens entre agriculteurs et habitants tout en remettant l’accent sur le rapport à la terre, le projet s’est petit à petit agrandi en créant un solide réseau humain qui a permis de développer d’autres activités sous formes d’ateliers : maraîchage, boulangerie, élevage, arboriculture, transformation et formation.
  • Parckfarm : Visite possible des différents projets entre 13h et 14h juste à coté du site de Tour et Taxis
  • Terre en vue : Terre en vue rassemble des citoyens, des agriculteurs, des organisations et des acteurs publics engagés dans la défense de l’accès à la terre, la lutte contre la spéculation foncière, la promotion d’une agriculture durable respectueuse de l’environnement, la solidarité entre agriculteurs et la dynamisation de l’économie des milieux ruraux. L’organisation fonctionne sur base triptyque (une Asbl, une société coopérative à finalité sociale et une fondation) et s’inspire de méthode de collaboration participatives et inclusives favorisant l’intelligence collective en développant tant la responsabilité individuelle que partagée.
  • Les paniers verts : Faire son marché sur son lieu de travail et composer son panier vert sur le moment. C’est possible !
    Un producteur local installe son échoppe de produits locaux dans les halls des bâtiments de la mutualité Solidaris du Centre Charleroi et Soignies ; une fois par mois sur le temps de midi. Cette initiative permet aux travailleurs d’acheter leurs produits de saison car consommer local c’est Bon Bon Bon ( Bon pour la santé, bon pour la planète et bon pour l’environnement).

Vendredi 9 décembre 2016 après-midi

14:00 9 Ateliers (session 1 (1h30))
  • 1. L’agroécologie pour les nuls

    Quels sont les principes de l’Agroécologie, en quoi est-elle une vision holistique, comment modifie-t-elle les rapports entre ceux qui la font, quelles sont les ambitions agricole, sociale, environnementale et de cohésion territoriales. Quels sont les freins, les difficultés, au développement de l’agroécologie comme principal modèle agricole ? Quelles sont les opportunités pour l’agroécologie en Belgique et à travers le monde ? (GIRAF, MAP, FUGEA, Rencontre des continents, Quinoa, Entraide et Fraternité, Oxfam sol, ADG) (Gwenaelle Ninane, Thomas Lauwers, Maxime Caudron, Pierre Stassart, Antoinette Dumont)

  • 2. Améliorer la communication sur l’alimentation durable (première partie)

    Dans le cadre de vos activités professionnelles ou bénévoles, vous êtes amenés à parler d’agoécologie ou d’alimentation durable et solidaire. Vous voulez renforcer vos capacités pour toucher votre public, vulgariser vos messages et éviter les pièges. Cet atelier est fait pour vous ! Nous identifierons ensemble les bonnes pratiques qui pourront vous inspirer. Animation par Virginie de la Renaudie, consultante en communication non marchande. (IEW, Solidaris)

  • 3. Les réseaux d’innovation multi-acteurs, un levier pour la transition agroécologique (première partie)

    Face à la complexité de la transition agroécologique à l’échelle de la ferme, certains agriculteurs intègrent un réseau social propice aux partages et à la production de connaissances mutuelles. Ces réseaux impliquent souvent durablement une diversité d’acteurs. Ces nouvelles formes d’organisation s’imposent aujourd’hui comme une stratégie clé dans la transition des systèmes alimentaires, mais ces projet n’en restent pas moins difficiles et fragiles. Nous chercherons les pistes pour éviter et dépasser ces difficultés. (Jaguar, MAP, Boerenforum, réseau Li Mestère, Eigen Zaadteelt, réseau Greenotech)

  • 4. Blé boulanger revisité (première partie)

    Apprendre des initiatives participant au renouveau agroécologique du blé boulanger en Belgique et aux Pays-Bas. Différents cas : la production de semences diversifiées (variétés populations), des techniques de culture (intensification écologique du blé, travail sur la densité des semis, ...) Il inclura des témoignages d’agriculteurs et d’agronomes qui mènent ensemble des recherches collaboratives à la ferme, pour développer un système céréalier plus résilient. (Marjolein Visser (ULB) , Cees Steendijk (paysan en Zélande), Willem Stoop (chercheur))

  • 5. Système de garantie participative

    Le SPG (Système Participatif de Garantie) est un mode de certification basé sur la participation active des acteurs concernés (consommateurs et paysans/producteurs) et qui développe la confiance et les échanges de connaissances. Pourquoi mettre en place un SPG ? Qu’est-ce que chacun y apporte et peut en attendre ? Avec qui et comment ? Pour quel type d’agriculture ? Comment le SPG participe au changement de société ?
    Nous aborderons de manière collective et participative ces différentes questions. (Réseau des GASAP, Ferme Arc-en-Ciel, Voedselteams, Début des Haricots, MAP)

  • 6. Paysans-formateurs et paysans formés

    Comment pratiquer l’agroécologie au quotidien sur une ferme ? Atelier sur les formations professionnelles et initiatives concrètes permettent d’allier la pratique agronomique en y intégrant les dimensions plus vastes de l’agroécologie. Co-construction qui présentera quelques initiatives originales hors des sentiers battus mais aussi d’entendre les besoins et demandes, de comprendre la pertinence et le besoin de reconnaissance et de soutien à un parcours de formation complet en agroécologie paysanne. Quel volet politique dans ces formations ? Le soucis premier est d’accompagner l’installation d’un grand nombre de petites fermes agroecologie. Les exemple des fermes-écoles et du Réseau international de fermes-écoles agroécologiques de La Via Campesina. (Ecole Paysanne Indépendante, Réseau international des Fermes-Ecoles, MAP, Fugea, ECVC… ) (Stéphanie Delhaye, Vanessa Martin, Ivan Mamanna).

  • 7. Focus logistique : qu’est-ce qui se passe entre la récolte et l’assiette ?

    Souvent délaissée dans la mise en œuvre d’un circuit court, la logistique est pourtant un élément clé du succès. L’atelier explorera différentes solutions à travers des expériences concrètes et académiques, avec un focus sur la collaboration entre les acteurs. (Animé par Alexis Nsamzinshuti (ULB-Qalinca) et Florian Delespesse (Réseau des GASAP), avec la participation du CEESE (ULB), L’Heureux Nouveau et Beescoop.)

  • 8. Prix Juste

    Qu’est-ce qu’un prix juste pour les producteurs ? Qu’y a-t-il derrière ce prix ? Quelles propositions concrètes pour l’assurer en pratique, à la fois dans les circuits courts et longs. Au départ de témoignages d’agriculteurs, et d’initiatives concrètes nous travaillerons par groupes sur les circuits courts et sur les longues chaînes. (Bioforum Vlaanderen, FUGEA, GASAP)

  • 9. La participation citoyenne dans les politiques alimentaires durables

    Retracer les intentions et évolutions de la participation citoyenne dans les politiques à l’échelle régionale, provinciale ou communale ; constater les avancées, réalisations et difficultés, et ce qui est fait ou pourrait être fait pour les surmonter. (Joëlle Van Bambeke (stratégie Good Food), Tine Heyse ville de Gent (Gent en Garde), Michel Demarteau (Province de Hainaut.), Fabio Jose Da Silva (Brésil)

15:45 9 Ateliers (session 2 (1h30))
  • 1. Peut-on apprendre l’agroécologie

    Comment ces principes se traduisent dans un projet agricole au travers de plusieurs témoignages de producteurs. Nous verrons comment l’éducation et la formation peuvent jouer un rôle dans le développement des compétences agroécologiques nécessaires dans un projet agricole. L’atelier sera constitué de de courtes présentations basées sur des témoignages et expériences d’agriculteurs et sur des sessions interactives. (ILVO)

  • 2. Améliorer la communication sur l’alimentation durable (SUITE)

    Dans le cadre de vos activités professionnelles ou bénévoles, vous êtes amenés à parler d’agoécologie ou d’alimentation durable et solidaire. Vous voulez renforcer vos capacités pour toucher votre public, vulgariser vos messages et éviter les pièges. Cet atelier est fait pour vous ! Nous identifierons ensemble les bonnes pratiques qui pourront vous inspirer. Animation par Virginie de la Renaudie, consultante en communication non marchande. (IEW, Solidaris)

  • 3. Les réseaux d’innovation multi-acteurs, un levier pour la transition agroécologique (SUITE)

    Face à la complexité de la transition agroécologique à l’échelle de la ferme, certains agriculteurs intègrent un réseau social propice aux partages et à la production de connaissances mutuelles. Ces réseaux impliquent souvent durablement une diversité d’acteurs. Ces nouvelles formes d’organisation s’imposent aujourd’hui comme une stratégie clé dans la transition des systèmes alimentaires, mais ces projet n’en restent pas moins difficiles et fragiles. Nous chercherons les pistes pour éviter et dépasser ces difficultés. (Jaguar, MAP, Boerenforum, réseau Li Mestère, Eigen Zaadteelt, réseau Greenotech)

  • 4. Blé boulanger revisité (SUITE)

    Apprendre des initiatives participant au renouveau agroécologique du blé boulanger en Belgique et aux Pays-Bas. Différents cas : la production de semences diversifiées (variétés populations), des techniques de culture (intensification écologique du blé, travail sur la densité des semis, ...) Il inclura des témoignages d’agriculteurs et d’agronomes qui mènent ensemble des recherches collaboratives à la ferme, pour développer un système céréalier plus résilient. (Marjolein Visser (ULB) , Cees Steendijk (paysan en Zélande), Willem Stoop (chercheur))

  • 5. La re-paysannisation

    La repaysannisation c’est à la fois l’installation de nouveaux paysans non-issus du milieu agricole, le retour d’agriculteurs conventionnels à la paysannerie. La repaysannisation c’est un retour au métier premier du paysan : nourrir les hommes en respectant la terre, avec une philosophie de production, des valeurs et des pratiques soucieuses de l’environnement, d’une juste rémunération du producteur, de respect du consommateur. La repaysannisation dessine les contours d’une société durable, où la relocalisation redynamise l’économie territoriale, les métiers de l’artisanat et la place du travail de chacun. Les outils existent pour faciliter cette repaysannisation : formation, accompagnement, transmission, différentes formes d’accès à la terre … (MAP)

  • 6. Accès à la terre

    Comment préserver des terres agricoles pour développer l’agroécologie ? Etat des lieux des perte de terre agricoles (bétonisation et utilisation non agricole) et difficultés d’accès pour les agriculteurs porteurs de projets agro-écologiques. Quelles initiatives publiques, citoyennes et privées peuvent contribuent ou devraient contribuer à rendre acces à la terre. (Terre-en-vue, Landgenoten)

  • 7. Freins socio-culturels à l’alimentation durable

    Comment dépasser les freins socioculturels des bénéficiaires d’aide et comment renforcer les compétences des professionnels et des bénéficiaires à partir des initiatives de l’alimentation durable (potager, atelier cuisine, partage de savoirs culinaires, ...) . Etats des lieux de ce qui se fait déjà, initiatives nouvelles et en cours. (Rencontre des continents, Observatoire de la santé du Hainaut, La mutualité Chrétienne,...)

  • 8. Accès aux semences

    Comment élaborer des réseaux diversifiés de la biodiversité cultivée sur base de pratiques de mise en circulation. Une dynamique existe qui cherche à assurer la circulation de semences et le partage de savoirs et de savoir-faire. Comment ces réseaux ont-ils émergé ? Comment fonctionnent-ils ? Comment dépasser les blocages institutionnels, juridiques, techniques ? Cet atelier s’inscrit dans la perspective du forum Let’s Liberate Diversity (LLD) qui se tiendra dans le sud de la Belgique fin juin 2017. (Réseau des Jardins Semenciers Bruxellois, Réseau Meuse Rhin Moselle, Julie Hermesse (anthropologue UCL – LAAP, membre de GIRAF), Corentin Hecquet (sociologue Ulg – SEED, membre de GIRAF)).

  • 9. Compost et recyclage de la matière organique

    Les déchets organiques représentent près de 50% du poids total des déchets ménager, ces déchets sont principalement valorisés énergétiquement (par incinération ou bio-méthanisation). L’Opération Phosphore part du constat que la gestion des déchets peut être fortement améliorée. Comment faire revenir les nutriments vers le sol ? Comment avoir une vision systémique et participative ? Comment décentraliser les solutions et gérer les matières organiques plus localement ? L’Opération Phosphore propose d’élaborer, débattre et expérimenter collectivement des nouvelles pistes locales. (WORMS, le CEU et Bio-Compost commune de Zulte)

Vendredi 9 décembre 2016 soir

18:00 Repas Paysan et Fête de l’agroécologie
  • 18h00 Film : "Quand le vent est aux Blés" FR/NL (Durée : 1h11).

    Ces dernières années, sur les terres de Wallonie, on a vu réapparaître des variétés oubliées de céréales paysannes. Les blés anciens. Au fil des saisons, les graines se multiplient, se répandent et se transforment. Les gens se rassemblent, le travail s’organise. Un petit réseau prend forme. C’est alors que l’acte de produire la semence et le pain devient pour chacun une expérience, guidée avant tout par la recherche du goût et le respect de la terre. Des champs au hangar, du moulin à la boulangerie, le film raconte les parcours croisés d’un agriculteur, une agronome, un paysan boulanger et deux meuniers, cinq acteurs du bon grain et du bon pain. Le film soulève la question de la liberté des semences, de santé publique (gluten) Trailer :



  • 20h00 Théâtre : "Nourrir l’humanité" FR/NL

    Crise de revenus, crise de sens, crise sociale, relations perverties, concurrence des uns contre les autres… c’est le point de départ. Nourrir l’humanité c’est d’abord une rencontre avec des producteurs, avec leurs questions, leurs désarrois, leurs coups de gueule mais aussi leurs silences … Le dur métier de la terre est pourtant beau et indispensable, on le voit et on le ressent. La Compagnie Art & Tça a entrepris un vaste projet de "théâtre documentaire" basé sur des dizaines de témoignages et utilisant des techniques "d’imitation du réel" de Françoise Bloch et des films de Raymond Depardon. Parmi ces drames se trouve pourtant les graines de ce qui est possible demain… des résistances aux chemins de traverses.

  • Concerts : "Musique d’Action Paysanne"

Samedi 10 décembre 2016 matin

9:30-11:00 Lever les freins au développement de L’agroécologie et l’alimentation solidaire
  • Olivier De Schutter : L’agroécologie politique. Changer le système sans prendre le pouvoir. (UCL / IPES Food).
    L’agroécologie s’impose à l’agenda politique pour une série de raisons liées notamment à la santé publique, à la préservation des écosystèmes, et à la nécessité de ralentir, pour la renverser, la tendance à la concentration agraire et à la disparition programmée des petites exploitations agricoles. Mais l’agroécologie est plus qu’un ensemble de techniques agronomiques, et elle est plus qu’un objectif que doivent se donner les pouvoirs publics. Elle est un mouvement qui relie paysans et mangeurs : alliance indispensable, car les changements du côté de la production ne seront durables que s’ils s’accompagnent d’un changement de notre culture alimentaire et de transformations systémiques plus larges. Des obstacles à la diffusion de ce mouvement existent. Il faut les nommer d’abord, afin de les surmonter. Cela peut se faire sans prendre le pouvoir, mais par l’exercice, partout où elle peut être instituée, de la démocratie alimentaire.



  • Hanny Van Geel : Comment développer un futur plus local et plus juste dans un contexte global. (European coordination Via Campesina).
  • Christine Mahy et Caroo Torfs - Fournir une nourriture saine et de qualité à « tout le monde » est très difficile. Rendre cette nourriture accessibles à toutes est tous est un véritable défi. Brève présentation des chemins pris pour relever les défis de l’alimentation solidaire. (Réseau wallon de lutte contre la pauvreté et Komosie)
11h30-13h00 initiatives européennes inspirantes
  • Nyeleni Europe 2016 : le plus grand Forum pour la souveraineté alimentaire et l’agroécologie en Europe. Après le forum de 2011, c’est la deuxième fois que les mouvements européens pour la souveraineté alimentaire et l’agroécologie se rassemblent entre 400 et 500 personnes issues de 30 à 40 délégations nationales. Ces rencontres visent à partager les avancées, les objectifs et les stratégies de chaque région d’Europe pour construire un mouvement social fort. Ce qui marque ces rencontres c’est le fonctionnement collaboratif, la présence forte des producteurs et des mouvements de base qui construisent un autre système alimentaire, l’équilibre de genre et la volonté, chaque année renforcée, de prendre en charge les enjeux sociaux de l’alimentation. Que retenir de la rencontre d’octobre 2016 (en Roumanie) et quel agenda futur pour la Belgique. (Quentin Crespel)
  • Voedsel Anders (Pays-Bas), cela fait déjà 3 rencontres (2012, 2014 et 2016) qui structure le mouvement pour l’agroécologie au Pays-Bas. Plus de 800 participants se retrouve dans une université pour co-construire l’agroécologie entre citoyens/ennes, des organisations, des agriculteurs/trices, des pêcheurs, des étudiantEs, des agriculteurs/trices urbains, des permaculteurs/trices, des chercheurEs, des défenseurs de l’environnement, des artistes, des cuisiniers ... organisent un autre système alimentaire basé sur des prix justes, une alimentation saine, un travail avec la nature, des circuits courts, la limitation du pouvoir des multinationales de l’agrochimie. Découvrons comment ils ont dépassé les difficulté de mettre tant d’acteur différents dans un meme mouvement et quelle est leur stratégie pour les années à venir. (Tjerk Dalhuisen et Hanny Van Geel)
  • Travailler avec les autorités locales : l’exemple Italien Comment Slow Food a travaillé avec les producteurs et les autorités locales pour défendre l’agroécologie, la protection des communautés, la préservation de la biodiversité alimentaire et les produits artisanaux, par exemple en Italie (au Piemont, en Sicilie…), Bulgarie, ainsi que dans des autres Pays européen. Ces projet se sont aussi fait en partenariat avec les chefs et les citoyens. (Marta Messa)
  • La Dynamique en France : des rencontres entre paysans, ong de solidarité internationales, ong de défense de l’environnement, mouvement citoyens, coopérative foncière, …se concrétise lors « Des rencontres des agricultures ». Quels seront leurs objectifs dans les années à venir. Quels sont les liens avec les autres mouvements défendant l’agroécologie comme par exemple terre et humanisme. Quelles stratégies et liens entre France et Belgique possible pour le futur ? Marie-Pierre Calmels et Suzie Guichard (Confédération paysanne) et Stéphane Jansegers et Michael et Mickaël Beji (Terre et Humanisme)

Samedi 10 décembre 2016 après midi

14h00-17h15 Forum : Construisons ensemble la suite du mouvement pour l’Agroecologie et l’alimentation solidaire !
Animé par le collectif Collectiva

Déroulement
Moment de co-construction des priorités et d’un agenda des actions futures. Partant du draft de déclaration (voir manifeste) basé sur les documents de références nous tirerons des propositions émanant des ateliers et soumise au débat des participants en veillant à la diversité des acteurs autour de chaque table.

Dans une alternance de petits-groupes et grand groupe et grâce aux méthodes d’intelligence collective, nous ferons ressortir ce que l’on veut retenir de cette première édition, nous compléterons notre manifeste, nous ferons des propositions d’action, de structure et agendas commun. Le Forum permettra en plus de renforcer nos liens, d’approfondir nos réflexions et des tester nos stratégies. Les responsables politiques seront également présents à nos côtés pour qu’ils présentent leurs positions respectives.

La fin du Forum se terminera par 2 moments :

> Une prise de parole de représentants de la société civile ayant rédigé le Manifeste et les différents représentants politiques présents :

  • Carlo Di Antonio Ministre de la région Wallonne de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire, de la Mobilité et des Transports, des Aéroports et du Bien-être animal.
  • Marc Tarabella Député Européen membre de la Commission Agriculture et Développement rural et chargé de la Protection des consommateurs européens et de l’Égalité des genres.
  • René Collin Ministre de la région Wallonne de l’Agriculture et de la Ruralité
  • ...
    > On clôture comment ?

    On célèbre le travail accompli ensemble et on fête ! Chacun-une sera invité-e à formuler un souhait qui nous invite à mettre en place nos engagements pour la suite...en musique !

Le Samedi 17h45 - Apéro-Fête et clôture en musique :Musique d’Action Paysanne !

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Des jeunes paysanNEs ont lâché leurs fourches à foin pour vous chantonner la bonne parole des ancienNEs. Venez découvrir les joies, mais aussi les peines du milieu paysan. De la musique par ci, des chansonnettes par là. BienvenuEs dans la bulle intime de la paysannerie. Odeur de fumier et de compost bien mûr assuré !!!

Découvrir : http://musique.lemap.be/

Contact

Agroecology in Action
info at agroecologyinaction.be
tel : 0475.76.90.61